Juil 13, 2017

Quand les enfants font le buzz (malgré eux ?)

écrit par Nest
dans la catégorie Com

Sauf si vous revenez de vacances au fin fond d’un monastère russe ou si vous avez vécu dans une grotte ces derniers temps, vous n’avez pas pu passer à côté de la blague d’Adrien (pas notre réalisateur, hein !), qui, filmé par ses parents, propose une blague vieille comme Érode mais qui fonctionne à tous les coups : « Qu’est-ce qui est jaune et qui attend ? Jonathan ! ». L’occasion de se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle, si faire 4 millions de vues (à l’heure où nous écrivons ces lignes) mérite d’être exposé de la sorte lorsque l’on a 8 ans.

 

 

Le buzz est un phénomène cruel, qui porte un individu à la première place des discussions de machine à café pour une semaine, et qui le fait retomber dans l’ennui et la ringardise la semaine d’après.

Nous voyons déjà les médias inviter le jeune Adrien juste pour refaire sa blague devant des millions de téléspectateurs, au risque de le limiter à cette seule prouesse.

L’ère du tout social galvanise les utilisateurs, au point que dès qu’une vidéo du genre fait son apparition sur la toile, la course est lancée à qui réalisera la parodie qui sera le plus partagée pour profiter de la longue traîne du phénomène.

 

Qui se souvient de Meryem et de sa phrase « je suis pas venue ici pour souffrir, OK ? », phrase qu’elle a d’ailleurs tenté de déposer, signe d’une volonté d’instrumentalisation du buzz à des fins mercantiles ? Qui peut distinguer Nabilla de son « non mais allô, quoi ? », qu’elle avait soit dit en passant également déposé ?

 

Les marques s’emparent du phénomène, comme Sprite qui avait surfé sur la vague de ce jeune qui, lors d’une émeute, avec invectivé les forces de l’ordre avec cette phrase au combien surprenante : « Vos daronnes elles boivent du Sprite sa mère ! »

Nombreux sont les exemples, vous vous souviendrez sans doute de Nils et de son appareil photo, de Baptiste qui va « foutre le feu à la barraque », de David qui revient de chez le dentiste, de ce jeune spectateur qui attend « Snoop Doggy Dog », de cet enfant qui se fait mordre par son petit frère Charlie…

Nous décernons tout de même une mention spéciale à ce père qui implique son enfant dans un réel processus créatif plein de second degré, et qui ne mène pas la twittosphère à se moquer de l’enfant, éculant les blagues jusqu’à plus soif, attendant le buzz suivant pour s’en délecter.